A PROPOS

L’HISTORIQUE DU GROUPE VER…VÎ À L’ORIGINE DU PROJET VIADI

La création d’un GIRAV verviétois

En janvier 2011, deux institutions de la région verviétoise, les services de l’APEM-T21 et la Cité de l’Espoir, se rencontrent afin de débattre du vieillissement de leurs populations respectives. Constatant un manque d’information sur la question du vieillissement de la personne déficiente intellectuelle, elles proposent la création d’un Groupe Interinstitutions de Recherche Action sur le Vieillissement (GIRAV) verviétois. Le but était de mettre en commun des questions et des revendications afin d’interpeller le pouvoir subsidiant, d’échanger des informations pratiques sur des conférences et des formations et de rechercher des solutions pour améliorer la qualité de vie des personnes vieillissantes dans leurs institutions.

Rapidement différents services ayant comme points communs d’accueillir (jour et/ou résidentiel) des personnes adultes déficientes intellectuelles ayant, pour certains, des troubles associés (troubles moteurs, sensoriels, comportementaux, troubles du spectre autistique) et dont une grande partie se trouve en processus de vieillissement, les rejoignent. Ils sont, pour la plupart, agréés et/ou subsidiés par l’AVIQ (section Handicap), excepté le Centre Roi Baudouin qui est subsidié par l’Office germanophone pour une vie autodéterminée et la MRS de Moresnet. Enfin, ils sont tous situés dans la région verviétoise, excepté la Pommeraie (voir la page « Ver…Vî« )

 

Ver…Vî : un nouveau nom pour le groupe

En mai 2014, le groupe se donne le nom de « Ver…Vî ». Ce nom s’inspire de celui de son homologue bruxellois « Brux’Aînés » : le lien géographique est mentionné, et le jeu de mot entre « vers» (la vie)  et « vî » comme « vieux » en wallon nous invite déjà à une réflexion sur le sens donné au mot « vieillissement ».

Le groupe part du principe que le vieillissement des personnes déficientes mentales amène à repenser l’accompagnement. En effet,  il implique une prise en charge plus individuelle pas toujours aisée à mettre en place dans des institutions de vie commune mais également un glissement des tâches éducatives (place plus importante des soins), un changement d’attitude (projets davantage centrés sur le bien-être) et une nouvelle organisation spatio-temporelle.

Partant de là, ils décident au cours de plusieurs années, d’inviter à leurs réunions des intervenants extérieurs (professionnels de terrain, Brux’Aînés, formateurs, …) afin de les ressources sur ces questions, d’enrichir leurs débats et leurs réflexions mais aussi développer des ressources afin d’anticiper ces divers changements.