CADRE LÉGAL

PRISES DE DÉCISIONS, ÉTHIQUE ET BONNES PRATIQUES

Les professionnels travaillant avec des personnes en situation de handicap vieillissantes sont souvent confrontés à des prises de décisions délicates faisant appel à l’éthique et à des questionnements sur la bonne pratique à adopter.

 

En effet, plus le niveau de dépendance de la personne est élevé, plus la réflexion éthique devient complexe et indispensable sous peine que les décisions soient prises de manière souveraine. Ajoutons à cela que, contrairement à la personne tout venante qui entre dans un processus de vieillissement normal (c’est-à-dire non pathologique), une personne déficiente intellectuelle n’a pas les mêmes capacités d’expression de son jugement, de ses besoins et de ses attentes. Ainsi elle pourra plus difficilement négocier la nature de son accompagnement avec les professionnels.

 

L’accompagnant doit alors souvent faire ce qu’il pense bon pour la personne en fonction de ses valeurs personnelles. Mais ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Une réflexion éthique est alors nécessaire car cela peut mettre en péril la qualité de vie de la personne si ce n’est plus son bien-être qui prime. Lorsqu’en plus s’ajoute un phénomène de vieillissement, la réflexion se complexifie davantage. Les « certitudes » que l’on avaient, et qui étaient déjà bien difficile à définir, sur la personne que l’on accompagne depuis des années dans son quotidien, sont remises en question.

 

Parmi les questions délicates qui peuvent apparaître nous en avons déjà identifiées quelques-unes dans les différents chapitres : la gastrostomie dans le cadre des repas, la contention dans le cadre du sommeil, l’acharnement thérapeutique dans le cadre de la fin de vie. Sur la page « Questions éthiques » nous proposons quelques outils et méthodes pour aider les professionnels.